Je sais bien ce qu’il va se passer : un deuxième billet en moins de quatre jours sur le sujet, sachant que le premier concernait la pendouillette des hommes au service de la ligue de protection de la cochonnerie (cf « Laissez-les pendouiller, une fois !« ), range immanquablement l’auteure dans une catégorie immuable : obsédée.

Tant pis – et je dirais même plus : tant mieux – puisqu’après tout c’est grâce à cette obsession fédératrice que le petit pervers qui sommeille en chacun de vous peut rencontrer la petite perverse qui ne fait même pas mine de sommeiller en face tant elle préfère s’employer gaillardement à humecter ses lèvres en tournicotant dessus du bout de son majeur dans un regard thermostat 10 fabriqué exprès pour faire imploser la braguette du premier mormon venu.

En l’occurrence, l’obsession portera aujourd’hui sur les valseuses de nos hommes. Oui, les boules. C’est bien ça. On aurait pu aborder le thème de l’obsession sous l’angle freudien, à savoir sur le besoin de changer de place plusieurs fois à la terrasse d’un café pour trouver la place idéale, ou sur celui de vérifier indéfiniment si on a bien fermé le gaz, mais quel rapport avec les hommes ? Donc non : aujourd’hui on va décortiquer les boules.

Donc, les hommes ont les boules. Ça n’est pas une découverte, mais il y a quelques jours le site Jezebel nous disait tout, tout, tout, vous saurez tout sur les bou-ou-les. Ce qu’elles aiment, ce qu’elles détestent. Est-ce qu’elles sont sensibles à des stimuli comme la peur ? Est-ce qu’elles aiment être touchées, léchées (oh on a bien une petite idée) ? Sont-elles timides, frileuses, sociables, avenantes, gentilles ? Comment réagissent-elles à la vue des dents ? Que se passe-t-il quand on les plonge dans un lac gelé puis qu’on les propulse ensuite dans un sauna (mais sans élan, hein) ? Que pensent-elles du vélo, des caleçons, de l’humidité ? Sont-elles plutôt de gauche ou de droite ? Comment procéder à un auto examen pour déceler un éventuel risque de cancer (ça, c’est sur malecare.org) ?

Bref, le B.A-BA des joyeuses à l’attention des enthousiastes.

 

Non, non, c’est psychanalytiquement inacceptable. Parler des boules plusieurs fois par semaine n’a rien d’une obsession mais prouve seulement une chose : ici, on est très branché balistique. Même si les projectiles évoqués présentement n’ont pas pour vocation à être lancés.

Surtout pas.

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