« J’AI ! » est l’interjection prisée des joueurs de volleyball pour dire à leur partenaire « Hé mec, envoie-moi la balle, je suis bien placé ! ».

Si on avait l’esprit très tordu, on pourrait repousser les limites du terrain à celles de la vie sexuelle et se dire que le type qui veut réceptionner la balle est potentiellement celui qui est placé sur le point stratégique, là où il va tuer l’équipe adverse d’un bon smash entre les gencives.

Étant entendu que nous sommes de vrais barjots, extrapolons encore davantage, projetons-nous dans le domaine scientifique, et imaginons maintenant que le corps de la femme, ça serait le terrain, le corps de l’homme, ça serait le chercheur et que le ballon, ça serait le clitoris. L’homme court sur le terrain (avec ses mains, parce qu’avec ses pieds, il prend le risque d’endommager la pelouse), il attrape le ballon, crie Eurêka !, et la science avance.

C’est, en moins cinglé, ce que nous propose de découvrir le blog hilarant et passionnant de Pierre Barthélémy, Globule et télescope. De la science au sexe, il n’y a qu’un atome, que je vois crochu en l’occurrence. Et moi, les atomes crochus, ça m’a toujours mis le feu aux deux chromosomes X.

Pierre Barthélémy nous rapporte donc que le clitoris aurait été découvert en même temps que la circulation pulmonaire par un anatomiste italien du XVIème siècle, Realo Colombo.  Ce qui ne lui échappe pas – et les femmes du monde entier lui baisent les particules élémentaires pour ce rappel légitime – c’est qu’avant que Colombo ne mette son nez dans nos ourlets, les femmes n’avaient pas attendu le XVIème siècle et avaient bien remarqué qu’effectivement il se passait quelque chose entre leurs bottillons et leurs pantalons en dentelles, et que ce petit quelque chose pourrait bien être un sacré cadeau Bonux pour le jour où elles auraient envie de s’amuser à moindres frais.

Realo Colombo aurait été le premier à planter sa banderille sur le clitoris d’une femme (Fshhh !), même s’il y avait fight club avec Gabriele Falloppio, l’homme qui a sorti les trompes de Fallope de l’obscurantisme.

Jouissons, et réjouissons-nous, de ce que la science nous apporte comme connaissances : Realo Colombo a ajouté la première punaise sur la carte IGN du plaisir féminin, première punaise d’une longue lignée de grosses boites. Un jour peut-être verra-t-on incrusté sous la peau des femmes un gros panneau lumineux indiquant Vous empruntez l’autoroute de l’orgasme et le clitoris se changera en logo Vous êtes ici, qui sait ?

C’est bien d’apprendre. Encourageons la science. Mais ne disons pas tout, il ne faudrait pas empêcher les chercheurs de chercher…

2 Responses to Le clitoris, c’est ici !

  1. rambaut dit :

    On a découvert des momies de jeunes femmes égyptiennes excisées, l’excision est très ancienne, elle remonte au moins à l’âge de bronze (Je me suis beaucoup intéressée à cette question). Ma conclusion, les hommes et les femmes connaissaient très bien l’existence de notre cher clitoris, sinon pourquoi les hommes auraient eu besoin de nous le couper ??? Elles ne vont pas en plus prendre leur pied sans nous, société patriarcale oblige !Les monothéismes ont fait plus, même pas besoin de le couper, il suffit de le couper psychiquement !

  2. rambaut dit :

    correction au précédent message : les monothéismes on fait plus FORT

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