Dans les casernes, les soirées pole dance autour d’une créature intouchable qui frétille de la croupe en la glissant le long d’une barre de métro (sans craindre de se faire contrôler par un agent vêtu de l’uniforme le plus laid du monde : l’ensemble kaki avec pantalon à pinces et veste à faire un procès au styliste) ou toute sorte de réunion entre hommes, il est une tradition orale qui persiste ; une expression antédiluvienne si crue que même couchée sur un lit de riz vinaigré j’aurais du mal à digérer, mais que nul n’est sensé ignorer s’il veut persister à faire partie du monde sexué ; alors tant pis j’ouvre la bouche et me lance, cette phrase la voici : « Un trou, c’t’un trou ! ».

J’avais prévenu, c’est trivial. C’est bien loin du raffinement érotique qui inspire une femme quand elle se prépare à un rendez-vous torride, elle qui s’imagine être la seule à pouvoir faire bander un homme et que nulle autre qu’elle ne saurait arriver à cette performance inouïe de faire tendre un pénis avec la seule force de son magnétisme : eh ben non ma fille : « Un trou c’t’un trou ». Et pour t’achever définitivement : « Une bite n’a pas d’œil ». Tiens, une serviette. C’est pour t’essuyer quand tu sortiras de ta douche écossaise.

Ces expressions un tant soit peu sexistes (oui, quand même on peut dire ça) ont été véhiculées par des générations d’aveugles et aujourd’hui, elle trouve son application dans un domaine iconoclaste : la biologie sous-marine.

Qui aurait dit que l’Octopoteuthis deletron aurait mis son pénis entre nos hommes et nous ? L’AFP, qui nous révèle la fascinante sexualité d’un calamar con comme un bulot qui tire sur tout ce qui bouge, que ce qui bouge soit un calamar ou une calamarette. Manifestement très cinéphile, il semblerait que le céphalopode soit très inspiré par une œuvre classée X fort plébiscitée dans la Grande Bleue : « 20 000 lieues sous les moules » où l’acteur principal se livre à une projection de sperme sur le corps de sa (son ?) partenaire. Ce n’est qu’après qu’il se dirait « Mais chuis con ou quoi ? Chais même pas si c’est une fille ou un garçon. Faut vraiment que je passe chez l’ophtalmo. »

 

Non, non c’est sûr : ce ne sont pas les femelles Octopoteuthis deletron qui se livreraient à de telles turpitudes.

(…)

Hum. Remarquez, peut-être qu’elles sont bi. Et le bi n’a pas d’œil, c’est connu.

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