« Oui c’est ça, cambre toi… Un peu plus là, voilà comme ça, oui… Un peu plus encore… non, pas comme ça, cambre-toi vraiment !… Voilà, parfait !… Maintenant reste à genoux, avance bien ta poitrine en avant, juste pour qu’on voie tes poils, et pose un pied sur l’autre, comme ça on aura bien le galbe du mollet… Hein ? « Ça m’écrase le testicule gauche » ? Ah bon ? Bah qu’est ce que tu veux que je te dise ? Appuie-toi sur le droit en attendant ! Bon allez, maintenant fais un quart de tour avec la tête, fais un rond avec ta bouche et mets un doigt dessus… souris en passant ta langue… Clic-clac ! Impec, c’est dans la boite ! C’est bon, tu peux remettre ton boxer maintenant. C’est quoi ton nom déjà ? Ah oui, Bruno. C’est mignon comme petit nom ça, Bruno… »

Qu’on soit hétéro, gay, bi, bio, lesbienne, extra-terrestre, hermaphrodite et incapable de se reconnaître dans aucune des cases ci-avant nommées ou micro-penisien et infoutu de savoir dans quel registre on se situe faute d’avoir trouvé avec qui mettre sa zigounette dans quelque pilou-pilou que ce soit et où qu’il soit situé dans la nature ou dans le gloryhole d’un backroom ; qu’on milite pour le droit des femmes à déambuler en mini short à franges et haut de bikini à 3 heures du matin et par -20° juste parce qu’elles font ce qu’elles veulent c’est leur droit ; ou qu’on soit réfractaire à toute pensée émanant d’un cerveau féminin (bien que le cerveau n’ait pas de sexe, sinon ça serait encombrant et pourrait endommager le nerf optique –faut vraiment que je prenne des cours d’anatomie, moi, j’ai peur de perdre du crédit auprès de mon lectorat), il y a bien un domaine de l’expression artistique qui fait l’unanimité : les pin ups.

Tout le monde aime les pin up.

Elles sont mignonnes les pin up, elles sont chou, elles ont des petites bouches rondes et de seins magnifiques, elles ont la peau laiteuse souvent mais des yeux en amande toujours, des cheveux brillants, des jambes galbées, des mains ravissantes, des tenues ajustées et des poses glamour ; elles sont l’incarnation de la féminité : hyper coquettes, un brin coquines, mais jamais, jamais vulgaires (non, ça c’est Paris Hilton).

Sauf que maintenant, les pin up ont des poils : aux jambes, sous les bras et même sur le maillot (entre parenthèses, je n’ai jamais vu un maillot avec des poils). Les pin up font de la mécanique, se laissent pousser la barbe et un supplément entre les cuisses : Arghhhh ! Les pin up sont des hommes !

C’est ce que nous explique le photographe Rion Sabean dans Jezebel, qui a décidé de faire poser des vrais costauds comme s’ils étaient des Dita Von Teese. Heureusement, Marilyn Manson est resté hors-cadre (en train de bouffer des têtes de poussins vivants, probablement).

 

 

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