Il ne faut jamais sous-estimer le pouvoir comique des scientifiques. À écarquiller les mirettes sur l’immensité de l’univers, on se disait déjà qu’on était bien peu de chose, qu’on avait l’air fin à essayer d’isoler quelques euros grattés sur notre panier de la ménagère pour s’enfoncer dans un fauteuil rouge et voir Les Schtroumpfs en 3D, alors que de leur côté André Geim et Konstantin Novoselov reçoivent le Nobel de physique pour avoir réussi à isoler le graphène qui ne se présente qu’en 2D mais offre tellement plus de perspectives fascinantes pour le genre humain que de voir la Schtroumpfette tortiller du bonnet blanc devant le Schtroumpf grognon qui s’en tamponne les montures puisque pour lui, c’est de toute façon bonnet blanc-blanc bonnet.

Nous savions donc Ô combien ridicules nous sommes devant le génie scientifique et ne la ramenions pas trop de peur de se prendre une comète de Halley en avance sur ses 76 ans en plein sur la face nord de notre mine hébétée… mais depuis que des particules élémentaires menacent de faire passer Einstein pour un ringard grillé à la vitesse de la lumière, on se dit qu’effectivement, entre les nutrinos et nous, tout est relatif.

Alors on se console de notre infinitésimale petitesse en racontant n’importe quoi sur n’importe quoi ; on fait des bruits de pétomane avec les dessous de bras pour faire rigoler la galerie et les galeristes outrés par tant de rusticité ; on boit de la levure en bière qui fait rigoler la veille et les yeux tout jaunes le lendemain ; et même parfois on tient des blogs qui parlent des hommes… c’est dire combien on s’accroche !

Or, parfois, le miracle se produit, la science nous accompagne dans notre condition de tubes digestifs capables d’émettre des spasmes incontrôlables dans un tremblement qui part du diaphragme et sort par la gorge en émettant un bruit débile (surtout chez moi) : la science nous gondole. Ouais, on se marre grave avec la science. On kiffe la science, yo.

Et qu’est-ce qui fait marrer les scientifiques, hein ? Eh ben des trucs bien prosaïques, comme on aime, mais toujours écrit finement et avec sagacité, comme ça on se moins tubes digestifs. Aujourd’hui, c’est l’incomparable blog de Pierre Barthémy qui enfile des perles allant de la taille d’un Malteser Teaser à celle d’une perle ovoïde identique à un Galaxy Truffle de 8 millilitres pour former un collier dit de « couilles de Prader ». Vous n’y comprenez rien ? C’est fait exprès pour que vous lisiez comment on mesure les testicules d’un homme et de quelle façon un chien peut jouer un rôle décisif dans l’avancée de la connaissance scientifique. C’est poilant.

Non, c’est scientifiquement attesté : vivement la fête des mères pour qu’on change de collier !

 

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