On avait bien remarqué que les mœurs avaient évolué. On n’est pas aveugles non plus.

C’est indéniable. Ce n’est pas parce qu’à travail égal il y a encore 27% en moyenne (non, non, 27%, ça n’est pas le maximum) d’écart de salaire entre les hommes et les femmes ; ce n’est pas parce que la France est au 131ème rang mondial de l’égalité des rémunérations, qu’on n’a pas remarqué la fabuleuse évolution des mœurs.

On le sait que les hommes d’aujourd’hui sont nettement plus évolués, plus compréhensifs, moins manichéens, plus à l’écoute, plus ouverts, moins obtus, plus grands. Mais oui, on avait bien observé que tous les hommes n’étaient pas des Hubert Bonisseur de la Bath, dit OSS 117. Bien sûr qu’on comprend qu’à force de réclamer l’égalité, à nous aussi d’admettre qu’ils nous jalousent une partie de nos privilèges et ont envie de nous les piquer. C’est humain. On est magnanimes, on concède : c’est tellement bien d’être une femme ! On ne peut que compatir.

Juste pour revenir deux secondes sur l’écart de salaires : en somme, les femmes paieraient encore le fait qu’elles sont potentiellement des pondeuses et que donc ce potentiel qui est leur sacerdoce – pardon, leur privilège – il faut bien qu’il soit répercuté sur une dépense ?

« Absolument ! Parce que vous comprenez ma bonne dame, l’argent, ça tombe pas des arbres ! Comment ça « Je ne suis pas enceinte » ? Mais vous pourriez, Mademoiselle, vous pourriez ! De quoi, « Madame, pas Mademoiselle, Madame » ? Ah ! Vous n’allez pas me faire suer avec votre « Madame », vous aussi ! C’est un monde ! Depuis que Roselyne Bachelot-Narquin a déposé sa veste rose stabilo sur la chaise à roulettes du ministère des Solidarités et de la Cohésion sociale pour faire retirer le « Mademoiselle » des intitulés administratifs, elles veulent toutes qu’on leur donne du Madame ! »

Toutes ? Non ! Certaines résistent encore et toujours à l’envahisseuse

Bon…

Oui, c’est pour dire que niveau égalité, c’est pas encore gagné-gagné.

Mais alors, pourquoi, après nous avoir mises à poil tellement on n’a plus d’argent à dépenser (et jamais rien à se mettre, c’est là notre drame), les hommes veulent-ils en plus nous piquer nos dessous ?

Que le slip kangourou soit en perte de rebond, on n’ira pas s’en plaindre : on a toujours entendu que c’était mal élevé de se promener les mains dans les poches. Quant à cracher, quelle déplorable habitude ! Mais le tulle, les p’tits boutons en nacre, le lycra noir, les lacets, les ficelles, la résille, c’était notre privilège, ça, avant ! Les dessous affriolants c’était notre truc, notre scotch à mouches à nous !

Mais « jusqu’où s’arrêteront-ils » ?

Ils ont fabriqué des faux ventres pour éprouver la grossesse, ils se transforment en toy boy pour faire le ménage, ils exhibent leur Calvin Klein à la limite de la rosette, et maintenant ils s’en prennent à nos push-up ?

Non mais oh ! C’est nous qui réclamons l’égalité !

Femmes, mes amies, c’est la lutte finale : groupons-nous et demain, brûlons nos soutifs avant qu’ils ne se les recyclent !

 

 

One Response to Kangourous d’en-dessous, soulevez-vous !

  1. Sympa cet article…:) Merci pour les infos données. Bonne continuation et bonne année 2012 à tous !

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